Inconfort et corporéité : le documentaire comme méthode dans le cinéma d’Ulrich Seidl

Auteurs

  • Thalita Cruz Bastos Cruz Bastos Universidade Anhembi Morumbi

Résumé

Cet article analyse la filmographie d’Ulrich Seidl, en soulignant le documentaire non seulement comme un genre, mais comme une méthode qui brouille les frontières avec la fiction et permet l’irruption du réel dans ses récits. Le corps constitue un élément central de sa pratique esthétique et politique, agissant comme une surface d’inscription des tensions sociales, culturelles et historiques liées à la migration, à la religion et à la sexualité dans l’Europe contemporaine. L’inconfort, marque récurrente de son œuvre, fonctionne comme une stratégie critique capable de mobiliser les affects, de mettre à l’épreuve les limites éthiques et de susciter des réflexions sur les valeurs hégémoniques de la société occidentale. Ainsi, la corporéité chez Seidl se configure comme un espace de résistance et une puissance de pensée dans le cinéma contemporain.

 

Publiée

2026-03-31